Dire, ne pas dire

Courrier des internautes

Pherton C. (Haïti)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Laquelle de ces trois formules est correcte ?

1- Je me lave mes pieds.

2- Je me lave les pieds.

3- Je lave mes pieds.

Merci.

Pherton C. (Haïti)

L’Académie répond :

Je lave mes pieds n’est pas incorrect, mais l’usage préfère nettement Je me lave les pieds. Je me lave mes pieds est incorrect.

Béatrice L. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Dans le cadre de mon rapport de fin d’étude, je suis confrontée à la problématique suivante.

Après l’utilisation du signe deux-points (:), faut-il faire usage de la majuscule ? Si oui, dans quels cas ?

Merci pour votre réponse.

Béatrice L. (France)

L’Académie répond :

On ne met habituellement pas de majuscule après deux points. On écrira donc : « Arriva ce qui devait arriver : il mourut ». Bien sûr, si les deux points introduisent un nom propre, ce dernier conservesa majuscule. « Arriva ce qui devait arriver : Marie tomba ».

Enfin, si les deux points précèdent une citation qui aurait normalement débuté par une majuscule, cette dernière subsiste. « Il me dit : « Veux-tu m’épouser ? »

Carole D. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Bonjour, quelle est la bonne façon d’écrire fut ici ?

Merci beaucoup d’avance !

Or, pour fructueuse et revendiquée qu’elle fût, cette relation de filiation n’en est pas moins marquée par l’ambivalence.

Carole D. (France)

L’Académie répond :

Le groupe pour + adjectif + que est suivi du subjonctif. Voyez le vers de Corneille, Le Cid (Acte I, Scène III) :

« Pour grands que soient les rois, ils sont ceux que nous sommes :

Ils peuvent se tromper comme les autres hommes. »

On écrira donc … pour fructueuse et revendiquée qu’elle fût…

Maguy F. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Je souhaite savoir s’il est correct de dire ou écrire « le maire de la commune de A ». Le maire étant nécessairement celui d’une commune, n’est-ce pas davantage exact de dire ou écrire « le maire de A » ?

Maguy F. (France)

 

L’Académie répond :

Il est plus léger de dire simplement le maire de ; si le nom de la commune commence par un A, on fera l’élision du e de la préposition de. Le maire d’Alençon et non de Alençon.

Maurice F. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Bonjour,

Le verbe carillonner peut-il se décliner en l’adjectif carillonnant (non présent dans le dictionnaire de l’Académie) ?

Maurice F. (France)

L’Académie répond :

L’adjectif carillonnant est trop rare pour figurer dans un dictionnaire d’usage comme le nôtre, mais il existe. On le trouve chez de grands écrivains comme Claudel : « La matinée carillonnante », Zola : « Rome n’était pas la ville de Jésus, sonnante et carillonnante », ou Gracq : « Des barrières de villas carillonnantes ».

Renault A. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Dans le cadre de l’expression « faire partie de », doit-on dire Ils/elles font partie ou Ils/elles font parties ?

D’avance merci pour votre réponse.

Renault A. (France)

L’Académie répond :

Dans l’expression faire partie de le nom partie reste invariable. On écrit ainsi Les grenouilles font partie des Amphibiens.

Robert B. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Les morts sont des invisibles, pas des absents…

Cette citation, à qui la doit-on ? Victor Hugo ? Saint Augustin ? (je lis les deux...; et aujourd’hui le Président Macron l’a attribuée à Hugo.)

Robert B. (France)

L’Académie répond :

Cette phrase a été prononcée par Victor Hugo sur la tombe d’Émilie de Putron, le 19 janvier 1865. On la trouve dans Actes et Paroles/Pendant l’exil.

Le texte exact est : « Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents. »

Yvan C. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Bonjour,

Peut-on écrire « malpoli » ou faut-il obligatoirement employer impoli a l’écrit ?

Yvan C. (France)

L’Académie répond :

Impoli est entré en concurrence avec le composé mal poli dès le xviie siècle (1636), au sens de « qui manque d’élégance » puis de « grossier ». On trouve ces deux mots sous la plume d’auteurs classiques comme Corneille ou La Rochefoucauld.

Cependant, aujourd’hui, malpoli, sous la forme soudée, est ressenti comme un mot d’usage plutôt populaire. L’Académie, dans son Dictionnaire, le donne même comme familier, au sens de « mal élevé, grossier, impoli », qui sont, eux, d’usage courant.

Audrey B. (France)

Le 4 juillet 2019

Courrier des internautes

On dit « un licencié ès lettres » mais peut-on dire « ès anglais » ?

Merci d’avance pour votre réponse.

Audrey B. (France)

L’Académie répond :

Ès est une ancienne préposition signifiant « en les ».

Elle doit être suivie d’un nom au pluriel : ès lettres, ès sciences. Avec un nom singulier, on emploie en : en anglais, en droit.

Cécile M. (France)

Le 4 juillet 2019

Courrier des internautes

Bonjour

Merci pour votre précieux service !

J’aurais deux questions :

1. Faut-il utiliser l’indicatif ou le subjonctif après le verbe « se douter » ?

(Exemple : je me doute qu’il est/soit difficile de partir.)

2. Faut-il accorder « se rendre compte » au participe passé ? (Exemple : ils se sont rendu(s) compte…)

Un grand merci pour votre aide éclairée, sincères salutations.

Cécile M. (France)

L’Académie répond :

Madame,

1. Quand le verbe pronominal se douter est à la forme affirmative, il est suivi de l’indicatif : Il a l’air de se douter qu’on lui ment ; Il aurait pu se douter que je l’entendais.

Quand ce verbe est à la forme négative ou interrogative, on peut avoir l’indicatif ou le subjonctif : Il ne se doutait pas qu’on eût/qu’on avait des preuves contre lui. 

2. On ne fait pas l’accord car se est C.O.I. et non C.O.D. du verbe.

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