Louis FRANCHET d’ESPÈREY Élu en 1934 au fauteuil 14

N°565
Grand-croix de la Légion d’honneur
Croix de guerre 1914-1918
Homme politique
Militaire
Maréchal de France
maréchal Franchet d'Espèrey

Biographie

Né à Mostaganem (Algérie), le 25 mai 1856.

Fils d’un officier de cavalerie des chasseurs d’Afrique, Louis Franchet d’Espèrey embrassa à son tour la carrière militaire. Après ses études à Saint-Cyr, dont il sortit en 1876 dans l’infanterie, il gravit les échelons de la hiérarchie : capitaine en 1885, colonel en 1903, général de brigade en 1908, pour obtenir ses étoiles de général divisionnaire en 1912. Ce beau soldat, qui avait participé à plusieurs campagnes coloniales (en Indochine, en Chine et au Maroc), s’illustra au cours de la Première Guerre mondiale par son action à la tête du 1er corps d’armée. Ayant mené ses troupes à la bataille de Charleroi, il conduisit la contre-attaque contre l’armée allemande et fut vainqueur à la bataille de Guise.

Il participa à la bataille de la Marne à la tête de la 5e armée, puis fut successivement nommé chef des armées de l’Est en 1916, et des armées du Nord en 1917. À l’été 1918, il prit la succession du général Guillaumat au commandement général des armées alliées d’Orient.

Pour ces hauts faits, il reçut, le 21 février 1921, son bâton de maréchal.

Il était titulaire de la médaille militaire et de la Grand-croix de la Légion d’honneur.

Auteur de Mémoires et d’études sur Bugeaud et le duc d’Aumale, on lui doit surtout le second volume de L’Histoire militaire, incluse dans L’Histoire de la nation française de Hanotaux.

Le maréchal Franchet d’Espèrey fut élu à l’Académie française le 15 novembre 1934. Son élection ne dérogeait pas à la tradition des « élections de maréchal », puisqu’il succédait au maréchal Lyautey par 29 voix et un bulletin blanc.

C’est Abel Bonnard qui le reçut, le 20 juin 1935, accueillant sous la coupole « un de ceux qui [avaient] le plus contribué à sauver l’ordre où peuvent fleurir les lettres françaises. »

Mort le 3 juillet 1942.

Signature du maréchal Franchet d'Espèrey

Œuvres

1925 Mémoires

1927 Histoire militaire et navale (en collaboration avec le général Mangin)

1929 Une œuvre française, l’Algérie (ouvrage collectif)

1938 Bugeaud

Discours et travaux académiques

Mot attribué lors de l’installation

Vie :

n. f. Activité spontanée propre aux êtres organisés, qui se manifeste chez tous par les fonctions de nutrition et de reproduction, auxquelles s'ajoutent chez certains êtres les fonctions de relation, et chez l'homme la raison et le libre arbitre. Les principes de la vie. Les êtres doués de vie. La vie végétative, animale. Les fonctions de la vie. La vie organique. La vie sensitive. La vie de cet insecte est éphémère. Cet arbre est encore en vie. Ceux dont nous tenons la vie, qui nous ont donné la vie. Il est encore tout plein de vie. Il ne donnait plus aucun signe de vie. On l'a laissé sans vie. Aimer la vie. Tenir à la vie. Mépriser la vie. Renoncer à la vie. Le passage de la vie à la mort. Cette imprudence faillit lui coûter la vie. Sauver, conserver la vie à quelqu'un. Attenter à la vie, entreprendre sur la vie de quelqu'un, lui arracher, lui ôter la vie. Perdre la vie. Donner sa vie pour quelqu'un. Exposer, hasarder sa vie. Prodiguer sa vie. Mettre sa vie en péril. Défendre sa vie. Vendre bien cher sa vie. Il y va de la vie. Votre vie en dépend. Au péril de la vie. Sous peine de perdre la vie. À peine, sous peine de la vie. Si vous faites telle chose, je ne réponds point de votre vie. Le droit de vie et de mort. Il ne fait nul cas de la vie d'un homme. Il compte sa vie pour rien. Cette vie est passagère, fragile, périssable. Notre vie mortelle. Être en vie, Être vivant. Fig., Ne pas donner signe de vie se dit d'un Homme absent qui ne donne pas de ses nouvelles. Il signifie aussi Ne témoigner par rien qu'on existe. On approcha de la place sans que l'ennemi donnât signe de vie. Être entre la vie et la mort, Être dans un extrême péril, soit par maladie, soit par quelque autre accident. Cette maladie l'a mis entre la vie et la mort. Dans cette tempête, nous fûmes deux jours entre la vie et la mort. Fam., Passer de vie à trépas, Mourir. Revenir de mort à vie, Revenir, contre toute espérance, d'une maladie très périlleuse. Fig., Sa vie ne tient plus qu'à un fil se dit en parlant d'un Moribond. Il n'a qu'un souffle de vie, Il est dans un état d'extrême faiblesse. Cet homme, cet animal a la vie dure, Il est difficile de le tuer, de le faire mourir; il est de santé résistante. Cet homme, tout percé de coups, a vécu encore fort longtemps; il avait la vie dure. Il se dit figurément des Choses. Cette théorie, cette opinion a la vie dure. Demander la vie, Demander grâce, prier qu'on ne vous tue pas. Il lui demanda la vie. Il doit la vie à cet homme, il lui est redevable de la vie se dit de Celui à qui un homme a sauvé ou conservé la vie. On dit de même : Après Dieu, il ne tient sa vie que d'un tel. Donner la vie à son ennemi, Ne pas le tuer, quoiqu'on le puisse. Le prince a donné la vie, a accordé la vie, a fait grâce de la vie à ce criminel, Il a empêché, en vertu de son autorité, que l'arrêt qui condamnait le criminel à mort ne fût exécuté. Fig., Cela lui a redonné la vie, lui a rendu la vie se dit d'une Bonne nouvelle ou de quelque autre chose d'agréable, arrivé à une personne qui était dans de grandes alarmes, dans une vive inquiétude. Fam., Être plein de vie, Avoir très bonne santé, avoir beaucoup de vigueur, d'activité. Fig., Il y a beaucoup de vie dans ce tableau, L'action y est vive, et les figures en sont fort animées. Ce portrait est plein de vie, Il a beaucoup d'expression et de vérité. Fig., Ce style, ce discours a de la vie, est plein de vie, Il est plein de force, d'animation, de mouvement. On dit dans le sens contraire : Ce style, ce discours est sans vie.


VIE se dit particulièrement de Certaines activités de l'homme. La vie intellectuelle. La vie morale. En termes de Dévotion, La vie spirituelle, La vie de l'âme en Dieu. La parole de vie, La parole de Dieu, aliment de la vie spirituelle. Le pain de vie, L'Eucharistie.


VIE se dit aussi de Tout l'espace de temps qui s'écoule depuis la naissance jusqu'à la mort. La vie la plus longue, la plus courte. Le cours de la vie. La durée moyenne de la vie. La fin de la vie. La vie future, l'autre vie, L'existence de l'âme après la mort, par opposition à La vie présente. Les biens de la vie future. L'espérance d'une autre vie fait toute la consolation d'un chrétien. La vie éternelle, L'état des bienheureux dans le ciel. Dieu nous donne sa paix en cette vie et, après la mort, la vie éternelle! Élixir de longue vie, Nom donné à une sorte d'élixir. Eau-de-vie, Alcool destiné à être bu.


VIE se dit également d'une Partie considérable de l'espace compris entre la naissance et la mort. Il a passé sa vie à travailler, à voyager. Il emploie toute sa vie à des bagatelles. Il se dit encore de Ce qui regarde la nourriture et la subsistance. Mendier sa vie. Chercher sa vie. Gagner sa vie. Fam., La vie est chère dans ce pays, Les aliments, les denrées et toute sorte de marchandises y sont à un prix élevé. Prov., Il faut faire vie qui dure, Il faut ménager son bien, ne pas le dépenser tout d'un coup, soit en bonne chère, soit autrement. On le dit, dans un sens analogue, en parlant de la Santé.


VIE se dit en outre de Ce qui regarde l'usage, les commodités ou incommodités de la vie. Mener une vie douce, aisée. Mener une vie heureuse, tranquille. Mener une vie triste, misérable. Vie agitée, tumultueuse. Traîner une vie languissante, douloureuse. Les plaisirs, les douceurs, les commodités de la vie. Les besoins de la vie. Rendre la vie dure à quelqu'un, Lui faire de la peine, le chagriner à tout propos.


VIE se dit aussi de Ce qui regarde la conduite, le train qu'on mène. Mener une vie sans reproche, irréprochable, une vie réglée. Mener joyeuse vie. Mener la vie d'un saint. Un homme de sainte vie. Une vie sage, pure, chaste. C'est un homme qui mène une vie obscure, une vie fort retirée, une vie cachée. Il mène une vie plus réglée que de coutume. Il a changé de vie. Se repentir de sa vie passée. Réduire son train de vie. Il s'est fait un plan de vie tout différent. Vie oisive, déréglée, dissipée. Vie dispersée. Vie recueillie. La haute vie. La grande vie. Vie de garçon. Voyez GARÇON. Pop., Faire la vie, Vivre dans la dissipation. Femme de mauvaise vie, Prostituée. Fam., Mener une vie de bohème, Mener une vie déréglée, sans ressources assurées et sans préoccupation du lendemain.


VIE se dit encore par rapport aux occupations et aux professions différentes de la vie. Choisir un genre de vie. Embrasser la vie religieuse, la vie monastique. Vie active. Vie contemplative. Vie laborieuse, fatigante. La vie civile. La vie champêtre. La vie des champs, La vie des camps. La vie de famille. La vie politique. La vie littéraire. La vie mondaine. La vie privée. La vie publique. La vie sportive. Fam., C'est sa vie se dit d'une Chose où un homme se plaît extrêmement et dont il fait sa principale occupation. Il aime l'étude plus que toutes choses, c'est sa vie.


VIE désigne aussi la Manière dont le monde se comporte. Que voulez-vous faire à cela? c'est la vie. Les choses se passent ainsi dans la vie. Ce romancier est un peintre habile des mœurs, de la vie. Il désigne, par extension, l'Histoire, le récit des choses remarquables de la vie d'un homme. Les vies des saints. Les vies des hommes illustres écrites par Plutarque ou, par ellipse, Les vies de Plutarque. La vie de Théodose par Fléchier. Il a écrit la vie de Saint Louis. Mémoires de ma vie. Il signifie populairement, mais toujours avec quelque épithète, Criaillerie, querelle bruyante faite à quelqu'un. Quand il a connu sa conduite, il lui a fait une belle vie, une terrible vie.


À VIE, loc. adv. Pendant tout le temps qu'on a à vivre. Une pension à vie. Bail à vie. Contrat à vie.


LA VIE DURANT, loc. adv. Pendant toute la durée de la vie. Il a fait un bail qui lui assure la jouissance de cette maison sa vie durant.


POUR LA VIE, À LA VIE ET à LA MORT, À LA VIE à LA MORT, loc. adv. Pour toujours. Je suis son ami pour la vie. Ils sont unis à la vie et à la mort. Entre nous, c'est à la vie à la mort.


DE LA VIE, loc. adv. Jamais. Je ne lui pardonnerai de la vie. Je n'y consentirai de ma vie. Il ne sera de sa vie aussi habile que son père. Je n'ai vu de ma vie un tel homme. De ma vie je n'ai vu pareille chose. Il s'ajoute à Jamais pour renforcer encore le sens de la négation. Jamais de la vie je ne ferai une pareille chose.


SUR LA VIE, locution adverbiale qui sert à marquer l'importance extrême de ce que l'on recommande. Je vous en adjure sur la vie. Gardez-vous sur votre vie d'agir ainsi.