Né à Paris, le 29 décembre 1785.
Poète précoce, il fut pensionné par Napoléon, député, sénateur, et pair de France ; il s'occupa d'économie politique et dirigea le Journal des Savants ; il fut aussi directeur de l'Imprimerie royale de 1831 à 1848.
Lauréat de l'Académie en 1817, il donna plusieurs œuvres dramatiques, dont la meilleure, Marie Stuart, fut considérée comme la première victoire du romantisme au théâtre.
Élu à l'Académie le 21 février 1828 en remplacement de François de Neufchâteau, il fut reçu par l'abbé de Féletz le 22 mai. Il vota pour Victor Hugo, reçut de Salvandy en 1836 et Émile Augier en 1858 ; dans sa réponse à ce dernier, il fit l'éloge de son ami Béranger qu'il sollicitait vainement de se présenter. Pendant le ministère de Villemain sous Louis-Philippe (1839-1848), P.-A. Lebrun remplit l'intérim des fonctions de secrétaire perpétuel ; sous le second Empire, il appartint au groupe impérialiste dirigé par Sainte-Beuve et, à la suite de plusieurs élections désagréables à l'empereur, il réclama, avec Sainte-Beuve, Nisard et Mérimée, une Académie du suffrage universel. Nouveau Lundi de Sainte-Beuve.
Mort le 27 mai 1873.