Dire, ne pas dire

Bonheurs & surprises

Dîner par cœur

Le 02 février 2012

Bonheurs & surprises

La langue familière a créé anciennement cette locution pour dire Se passer de manger, N’avoir pas de quoi manger. Faisant peut-être de l’imagination et de la mémoire les recours d’un estomac vide, elle constitue une variante de Dîner avec les chevaux de bois.

Le remède réside sans doute dans le sommeil puisque, comme l’indique la sagesse populaire, Qui dort dîne.

La pourpre, le pourpre

Le 02 février 2012

Bonheurs & surprises

Féminin ou masculin ? Pour ce mot comme pour bien d’autres, le genre permet de distinguer deux sens.

La pourpre est ce colorant d’un rouge foncé dont on teignait des étoffes réservées aux plus hauts personnages et qui est devenu symbole de dignité souveraine. Un manteau de pourpre. La pourpre impériale, cardinalice, romaine.

Le masculin Le pourpre s’emploie pour désigner la couleur rouge obtenue par l’usage de la pourpre ou d’autres pigments, ainsi que dans des sens techniques et spécialisés. Le pourpre et l’azur.

Paraguante

Le 05 janvier 2012

Bonheurs & surprises

Le petit présent fait en reconnaissance de quelque service, que nous appelons aujourd’hui couramment pourboire, était, à l’époque classique, parfois désigné par le mot de paraguante. On le prononce paragouante, puisqu’il viendrait d’une expression espagnole, « dar para guantes », proprement « donner pour acheter des gants », puis « donner un pourboire ».

S’acagnarder / cagnard

Le 05 janvier 2012

Bonheurs & surprises

Le verbe, formé sur l’adjectif ancien Cagnard, signifiant « qui n’aime pas bouger, paresseux », est devenu rare dans son emploi transitif mais reste vivant à la forme pronominale. S’acagnarder, c’est rester oisif, paresser. On s’acagnarde volontiers auprès du feu, dans un confortable fauteuil.

Conter fleurette

Le 01 décembre 2011

Bonheurs & surprises

Fleurette, diminutif de Fleur, a donné naissance au XVIIe siècle à l’expression Conter fleurette. On conte fleurette à une femme, on lui tient des propos aimables, galants, badins.

Cette expression, restée vivante, conserve son charme, qui explique peut-être qu’on ait parfois voulu, par attirance pour la métaphore, écrire « Fleureter », le verbe Flirter, formé au XIXe siècle en français à partir de l’anglais Flirt.

Rassoter

Le 01 décembre 2011

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Ce verbe, un peu vieilli, formé sur l’ancien assoter, « rendre sot », exprime, avec une nuance plaisante, la même idée que « infatuer ». Rassoter quelqu’un, c’est le prévenir en faveur d’une personne avec tant d’insistance et d’excès qu’on finit par lui faire perdre tout jugement, toute mesure. On l’a tant rassoté de cette fille qu’il a fini par l’épouser.

Il se trouvera bien des occasions pour employer également ce verbe à la forme pronominale ou au participe passé. Comment a-t-elle pu se rassoter de ce bellâtre ? se prendre pour lui d’un goût si peu fondé ? Une mère rassotée de son fils, en qui l’amour maternel a banni la clairvoyance.

Quincaille

Le 03 novembre 2011

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Ce mot d'origine onomatopéique, désignant à l'origine un ensemble de petits ustensiles et pièces de fer, de cuivre, de métal, peut se dire encore aujourd'hui, de manière évocatrice, de la menue monnaie. N'avoir que de la quincaille en poche.

Retraire

Le 03 novembre 2011

Bonheurs & surprises

On peut redonner vie à ce verbe, aujourd'hui trop souvent restreint à des domaines spécialisés, en usant de ses emplois pronominaux. Se retraire, c'est « se retirer ». Sentir ses forces se retraire. Ou encore, « se tenir à l'écart, s'isoler ». Il s'est retrait du monde.

Coi / quiet

Le 06 octobre 2011

Bonheurs & surprises

Ces deux adjectifs sont issus du même adjectif latin Quietus, l’un par la langue populaire, l’autre par évolution savante.

Coi ne s’emploie plus guère aujourd’hui que dans des locutions : Se tenir coi, immobile et silencieux. Rester, demeurer coi, se taire.

Quiet, par opposition à Inquiet, se dit surtout de qui est serein, paisible, a l’esprit tranquille. Demeurer quiet malgré des revers de fortune. On parle par extension d’un quiet abandon, d’une vie quiète.

Oui

Le 06 octobre 2011

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Oui est, en français, l'adverbe qui marque l'approbation, l'acquiescement. On évitera de lui substituer d'autres adverbes ou locutions adverbiales que l'on détourne de leur sens propre, croyant sans doute donner plus de poids à sa réponse ou à son affirmation. Absolument, Effectivement, Tout à fait, Exactement, Parfaitement sont excessifs quand il suffit souvent de dire Oui.

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